Prose de l'observatoire - Julio Cortázar
Julio Cortázar
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Prose de l'observatoire

Photographies de Julio Cortázar avec la collaboration d'Antonio Gálvez
Trad. de l'espagnol (Argentine) par Laure Bataillon
Gallimard
Parution
«"Les sons et les couleurs, les parfums se répondent", les anguilles et les étoiles aussi, affirme Cortázar à la suite de Baudelaire. Voie lactée, voie des civelles : mêmes myriades, mêmes migrations, même accomplissement hors de l'imaginable.
"Chaque nuit, les anguilles reformeront leur fourmillant câble noir et, comme guidées par une formule stellaire que Jai Singh a su mesurer avec des rubans de marbre et des compas de bronze, elles se déplaceront vers des sources fluviales, cherchant un but dont elles ne savent rien, dont elles ne peuvent rien attendre, leur force ne naît pas d'elles, leur raison palpite en d'autres fuseaux d'énergie que le sultan interroge à sa manière, poussé par des présages, des espoirs, et la terreur primordiale de la voûte pleine d'yeux et de pulsations."
Prose de l'observatoire est une longue incantation qui a suivi, avec d'autres textes inclus dans Le tour du jour en quatre-vingts mondes, l'un des voyages que fit Cortázar en Inde au cours duquel il visita et photographia l'observatoire de Jaïpur. Texte comme issu d'un seul mouvement respiratoire, où le rythme souvent dérègle la logique et où l'on nous convie à glisser sur un toboggan étrange en forme de ruban de Möbius.»
Laure Bataillon.