L'après-crise est commencé
Première parution en 1982
Gallimard
Parution
Des idées directrices et des stratégies, c'est ce dont le pays et le pouvoir ont aujourd'hui le plus besoin. Celles que propose Alain Minc, co-auteur du célèbre rapport sur l'informatisation de la société et industriel de gauche de la jeune génération, ont le mérite rare d'appuyer des principes d'action sur un diagnostic d'expert.
Le pire est devant nous, mais la crise est pourtant dépassée. Le déclin économique de l'Europe est inévitable et nous condamne à un âge de rareté qu'aucun miracle technologique ne nous épargnera. Mais nous sommes déjà dans l'après-crise.
L'après-crise exige paradoxalement davantage d'État – pour mieux ruser avec les lois du marché économique mondial et servir de bouclier industriel –, davantage de marché – seule issue à l'emballement des dépenses publiques et aux impasses de l'État-providence –, davantage de société civile – seul facteur de rééquilibrage spontané auquel doit s'adapter le jeu institutionnel.
La philosophie qui se dégage de ce plaidoyer étato-libertaire pour une société polymorphe suppose une inversion des priorités : la société d'abord, non l'économie.
Le pire est devant nous, mais la crise est pourtant dépassée. Le déclin économique de l'Europe est inévitable et nous condamne à un âge de rareté qu'aucun miracle technologique ne nous épargnera. Mais nous sommes déjà dans l'après-crise.
L'après-crise exige paradoxalement davantage d'État – pour mieux ruser avec les lois du marché économique mondial et servir de bouclier industriel –, davantage de marché – seule issue à l'emballement des dépenses publiques et aux impasses de l'État-providence –, davantage de société civile – seul facteur de rééquilibrage spontané auquel doit s'adapter le jeu institutionnel.
La philosophie qui se dégage de ce plaidoyer étato-libertaire pour une société polymorphe suppose une inversion des priorités : la société d'abord, non l'économie.