Œuvres complètes
, tome XXVI
: Commentaires et exégèses, VIII
L'édition des neuf premiers tomes a été établie sous la direction de l'auteur
Avec un portrait de l'auteur en frontispice
Collection Tirages restreints
Gallimard
Parution
«C'est en 1927 au moment où, à peine débarqué du Japon, je venais de prendre possession de mon poste d'ambassadeur à Washington, que je commençai de m'occuper de l'Apocalypse. Je venais d'achever Le Soulier de satin... Je sentais que mon œuvre dramatique était arrivée à sa conclusion... de nouvelles perspectives s'ouvraient à moi.» Un éditeur, poursuit Claudel, lui demanda alors une préface pour l'Apocalypse ; il refusa, mais l'idée «par son incongruité même» l'avait séduit. Ce texte d'ailleurs n'était-il pas trop proche pour qu'il se refusât à ce travail? Le résultat ne fut pas une «préface de cinquante pages», mais «un gros livre», qui, commencé en 1927, ne fut achevé qu'en 1933. Un souvenir, celui des vitraux de La Ferté-Milon, longuement contemplés autrefois, suggéra un titre. Plus tard, Claudel revint à ce projet, mais d'une autre manière, en composant Paul Claudel interroge l'Apocalypse. Il ne publia pas le texte de 1933. Seul des grands inédits qui ne soit pas tardif, celui-ci marque le passage de l'œuvre dramatique à l'œuvre
biblique. Sa forme particulière – dialogue et lettres –, ses thèmes – les images qu'il reprend et développe – le rendent tout particulièrement
intéressant, essentiel en tout cas pour la compréhension de Claudel.