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Alessandro
Baricco en Folio
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Soie (Seta), devenu un best seller en France et en Italie,
Alessandro Baricco s'impose comme l'un des grands écrivains qui
compteront dans les décennies à venir.
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Alessandro
Baricco est une star en Italie, il y a autour de lui une légende,
à l'égal des chanteurs de rock dont l'aura nous fascine. |
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| François
Brun, Toutes les musiques du monde |
City ; Constellations ; Novecento
: pianiste ; Océan mer ;
Soie
À paraître : Châteaux de la
colère
Écrivain
et musicologue, Alessandro Baricco est né à Turin en 1958.
Après des études de philosophie, il suit une formation de
journaliste et travaille dans l'édition. Aujourd'hui il collabore
au quotidien La Repubblica, présente des émissions
culturelles et musicales à la télévision italienne,
et enseigne en Italie les technique de la narration dans une école
qu'il a fondée en 1993 avec des amis.
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City
Pour
l'auteur, City est un livre construit comme une ville « où
les histoires sont des quartiers, les personnages sont des rues. Le reste,
c'est le temps qui passe, l'envie de vagabonder et le besoin de regarder.
City, j'y ai voyagé pendant trois ans. C'est ce qu'il y
a de beau, et de difficile, dans tous les livres : peut-on refaire
le voyage d'un autre ? »
Dans cette ville, vit Shatzy Shell, une jeune fille en quête de
d'idées colorées pour construire le scénario d'un
western dont les héros seront un enfant prodige, un géant,
un muet et d'autres personnages généreux et drôles,
tous acteurs d'un monde à la limite du réel et de l'imaginaire.
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Ses lecteurs
le savent bien : Alessandro Baricco est un redoutable conteur d'histoires,
associant un talent indiscutable à une fantaisie débridée.
Son tout dernier roman, City, nous le confirme,
tout en amplifiant jusqu'au paroxysme l'idée à la
base de sa littérature. C'est-à-dire l'idée
qu'un roman est avant tout un réseau de récits entremêlés
contés par plusieurs narrateurs. [
]
Le lecteur est entraîné dans un engrenage frénétique
et subtil. [
] Ainsi s'alternent échanges
surréels, dialogues théâtraux, monologues ironiques,
libres associations de pensées, contes fantastiques, retransmissions
radiophoniques, interviews, réflexions théoriques,
divagations philosophiques, histoires de fous et rêves de
toutes sortes.
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| Fabio
Gambaro, Le Magazine littéraire |
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Constellations
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Un livre
subtil, provocant, où Alessandro Baricco réussit à
actualiser sans fatuité le « il faut être
résolument moderne » rimbaldien. Comme s'il retirait
un peu de force à l'angoisse pour retrouver de la vitalité
dans une civilisation du vide où l'authentique redouble la
copie, où « Tout est artifice, tout est hors la
vie ».
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| Nadine
Sautel, Le Magazine littéraire |
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Novecento
: pianiste
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Enfant
trouvé, né lors de la traversée Europe-Amérique,
Novecento, trente ans passés, n'a jamais mis pied à
terre. Devenu pianiste à bord, il invente des musiques dont
l'écho se répand dans les ports. [
]
Une écriture simple, familière, directe, faite pour
être prononcée à voix haute. Une vraie tendresse
pour les personnages, marins, émigrants, musiciens. Et une
manière de parler de la musique comme si elle coulait entre
les doigts. Du grand art.
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| Laurence
Liban, Lire |
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Soie
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En cent
vingt brèves pages d'une remarquable fluidité, il nous
raconte les affres de l'économie cévenole en cette fin
du XIXe siècle et l'histoire d'amour subtile et complexe d'un
homme pris entre deux mondes, deux femmes, deux modes de pensée,
deux langages, deux rives du temps. [
] Il y a dans ce
récit un mouvement intérieur, une construction simple
et savante à la fois, toute en variations, en reprises à
peine décalées d'une même phrase qui relève
de l'écriture musicale en général et de celle
de la fugue en particulier. [
] Alessandro Baricco a réussi
la synthèse entre la force poétique du haïku, la
grâce désespérée de la fugue et la sereine
sensualité du roman. |
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| Michèle
Gazier, Télérama |
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Océan
mer
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Cette
fois encore, avec Océan mer, le prestidigitateur opère
son tour de force : il fait naître le monde, un monde marin,
cette pension Almayer et ses curieux pensionnaires, sise entre ciel
et eau, entre terre et mer, réel, merveilleux et douloureux
comme un vrai monde, un carrefour de destins écrits sur le
sable comme on grave dans le marbre, avec le burin des vagues. Et
la mer se retire et emporte le monde dans sa tempête, laisse
la grève lisse, la page blanche, comme la mémoire
du nouveau-né, au seul souvenir de la douleur de naître.
Baricco fait émerger ses mondes pour à la fin les
engloutir, les escamoter.
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| Jean-Baptiste
Harang, Libération |
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À paraître
en Folio
Châteaux
de la colère
Parution en 2003
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[
]
Lire est une obscénité bien douce. Qui peut comprendre
quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché
sa vie, sa vie toute entière, sur la première page
d'un livre ? Non, l'unique, la plus douce protection contre toutes
les peurs, c'est celle-là un livre qui commence.
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| Extrait
de Châteaux de la colère |
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uvres
d'Alessandro Baricco aux Éditions Gallimard
©
Gallimard 2001
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