André Malraux, publié dès 1922. Coll. part.


1919



1920









1921




1922




1923




1924

1925

Jean Paulhan. Coll. part.
 
Rivière, Schlumberger, Martin du Gard et Gide. Coll. part.
 
Jacques Rivière. Coll. part.

«Faire cesser la contrainte que la guerre exerce encore sur les intelligences», tel est en juin 1919 le projet contesté de Rivière, jeune directeur d'une N.R.F. renaissante. Malmené par les fondateurs de la revue mais soutenu par son ami Gallimard, Rivière tient fermement la barre et assure le succès de la revue (2 755 abonnés en août 1920).
Lettre de Jacques Rivière à Gaston Gallimard. © Gallimard

Montherlant
Drieu La Rochelle
Morand
Crémieux
Groethuysen
Jacob
Pourrat
Jouhandeau
Mac Orlan
Breton
Aragon
Eluard
Supervielle
Alain
Léautaud
Soupault
Schloezer
Lacretelle
A. Cohen
Delteil
Mauriac
Malraux
Arland
Fernandez
Vialatte
Ponge
Cocteau
Maurois
Cassou
Artaud
Crevel
Ungaretti
Vitrac

Sous l'influence de son directeur et de Jean Paulhan - secrétaire à partir de juillet 1920, La N.R.F. ouvre ses sommaires à une nouvelle génération d'auteurs qui, à l'image de Dada et des surréalistes, bouleversent les valeurs littéraires d'avant-guerre.
La revue subit en 1921 une attaque frontale d'Henri Béraud, soutenu par la presse nationaliste et antiparlementaire ; c'est La Croisade des longues figures, qui s'en prend à «l'esprit N.R.F.», à ses soutiens politiques, et à son prétendu sectarisme homosexuel et protestant. Rivière lutte habilement contre ces agressions ; il approfondit dans les colonnes de la revue son engagement pro-européen et pacifiste, et milite - contre la politique de Poincaré - en faveur de la réconciliation franco-allemande. Mais plus que jamais, malgré ses préoccupations politiques, Rivière veille à préserver La N.R.F. d'un asservissement à «l'intérêt national».

« Il f
bour
vivre
trop
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Il n'
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« Il faut l'imaginer, sa serviette jaune toujours bourrée de manuscrits et de livres, faisant vivre un «jeune ménage» avec un salaire trop modeste (que Gide ni Gallimard ne se hâtèrent d'augmenter), renonçant en partie aux concerts et aux expositions qui avaient dévoré les heures de sa jeunesse.
Il n'a plus le temps. Il est le saint patron de tous les éditeurs dévorés par un métier qui les passionne et les nourrit mal. »

François Nourissier