Jacques Copeau. Coll. part.
Jacques Copeau et sa troupe, au Limon. Coll. part.


«L'idée se précise : Une petite entreprise. Peu de frais. Pas de décors. Répertoire. Alternance des pièces. Tradition et Renouvellement. Avant tout : une scène propre, désindustrialisée, décabotinisée. Un théâtre nu.
Former une petite famille d'artistes.
»

L'appel du Vieux-Colombier, 1913.
Enseigne du Vieux-Colombier.

Quelle meilleure définition du Théâtre du Vieux-Colombier que celle de Jacques Copeau lui-même qui, de 1913 à 1924, se voue corps et âme à la direction de cette nouvelle scène parisienne et de sa troupe. Si le «tandem théâtral» Schlumberger-Copeau est à l'origine du projet, le lien entre la revue et le Vieux-Colombier est revendiqué par tout le groupe de La N.R.F. ; un credo littéraire et esthétique commun, des références partagées (Molière, Shakespeare, Claudel...) L'expérience s'inscrit dans le mouvement européen de rénovation esthétique de l'art théâtral, engagé par Appia, Craig, Stanislavski ou Jaques-Dalcroze. Le travail de Copeau - et de comédiens comme Dullin ou Jouvey - marquera profondément la scène dramatique française.
La scène du Vieux-Colombier. Coll. part.

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« Les gens du Circuit, quelque désintéressés (et de façon ostentatoire) qu'ils fussent, rêvaient peut-être à des succès, à des applaudissements, plus intensément qu'ils ne le disaient.
Le théâtre, à Paris au début du siècle, était le lieu du succès charnel, de la joie en commun : tout ce que la littérature ignorait. La présence auprès de Copeau de comédiens de la qualité de Charles Dullin, Louis Jouvet, Valentine Tessier donnait du lustre à l'aventure théâtrale. »

François Nourissier