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| Des
affreux, sales ou méchants,
truands, brutes épaisses,
alcooliques, dealers, caractériels
notoires, monstres, ils
hantent les culs-de-sac
où
il n'y a rien à gagner... |
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Larry
BROWN
Joe
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Une
famille franchement
« borderline »
(le père est
une ordure, la mère
a perdu la tête,
une de ses deux sœurs
est à moitié
tarée …).
Un squatt crasseux
en pleine cambrousse…
Le jeune Gary n'est
pas vraiment gâté
par la vie. À
moins que Joe, la
cinquantaine baignant
dans le bourbon tiède,
le tire de son gourbi.
Un roman âpre,
où le soleil
du Deep South et la
gnole cognent dur
et impriment un rythme
de plomb à
l’intrigue.
Le chef-d'uvre
d’un romancier
du Mississippi qui
fut durant seize ans
pompier avant de se
lancer dans l'écriture
! |
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Donald
GOINES
Ne
mourez jamais seul
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Parce
qu'il a ramassé
un type en train de
mourrir dans son sang
et l'a amené
à l'hôpital,
un écrivain
fauché se retrouve
légataire universel
d’un truand
black de New York
et hérite d’une
Cadillac, d’un
gros paquet de dollars
et d’un carnet
noir plein de terribles
confessions. Né
dans un ghetto noir
de Detroit en 1936,
Donald Goines eut
à peu près
la vie des héros
de ses romans. Dealer,
voleur, maquereau,
il passa plus de six
ans en prison avant
de commencer à
écrire, et
fut abattu, avec sa
femme, en 1974 pour
des histoires de dope.
Durant les années
90, son uvre
devait inspirer plusieurs
caïds du gangsta-rap,
dont Tupac Shakur,
lui aussi tombé
depuis sous des balles
de gros calibre. |
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Chris
OFFUTT
Kentucky
Straight |
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« Quand
il est mort Maman
a brûlé
toutes ses cartes,
mais elle a gardé
celle du Kentucky.
Où on habite
c’est pas dessus. »
Ils habitent en effet
nulle part ou presque.
Perdus, ou plutôt
coincés dans
les Appalaches, au
fond de gorges abruptes
aux allures de culs-de-sac.
Ils sont agriculteurs
misérables
et crasseux, mineurs
épuisés,
chasseurs, sorciers…
Et leurs histoires
s'embourbent salement
dans la glaise de
ce pays sans joie.
Neuf nouvelles abruptes
comme les pentes de
ces coins paumés
du Kentucky, signées
par l’écrivain-culte
de toute une génération. |
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Jim
THOMPSON
1275
âmes |
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« Je
n’aime que moi,
sacré bon sang,
et je continuerai
à mentir, à
tromper, à
boire, à forniquer
et à aller
à l’église
le dimanche
avec tous les gens
respectables. »
Un shérif franchement
dépravé
décide de faire
le ménage dans
son canton, où
la plupart de ses
ouailles ne valent
guère mieux
que lui… 1275
âmes est sans
doute le chef-d’œuvre
d’un des écrivains
parmi les plus noirs
du polar américain,
scénariste
pour Stanley Kubrick
durant les années
50. Un roman violent
et immoral, hanté
de personnages cruels,
bêtes, fourbes,
Veules… Une
inhumaine comédie,
que Bertrand Tavernier
devait adapter à
l’écran
en 1981 (Coup de torchon)
en transposant l’intrigue
dans l’Afrique
coloniale de l’entre-deux
guerres. |
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Peter
LOUGHRAN
Londres
express |
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Assis
sur la banquette du
train qui l’amène
à Londres,
un marin monologue
en évoquant
sa triste existence.
Violence, obsessions
sexuelles, putes,
alcool, vices et folie…
le récit agite
un monstrueux combat
intérieur,
baignant dans une
culpabilité
sans cesse rejetée
sur les autres. Le
seul petit problème,
c’est qu’à
côté
de lui, dans le même
train, une petite
fille innocente n’a
rien demandé…
En 1967, Marcel Duhamel,
directeur de La Série
Noire, se sent obligé
d’écrire
une préface
aux allures d’avertissement
à ce roman
très dur et
extrêmement
singulier du britannique
Peter Loughran, le
qualifiant « d’ouvrage
insaisissable, impossible
à cataloguer ».
On ne sort pas indemne
de la rencontre avec
certains personnages… |
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Georges
SIMENON
Le
Locataire |
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« Ce
n'était ni
la campagne, ni la
ville. Entre deux
maisons, une sorte
de terrain vague s'ouvrait,
mais ce n’était
pas un terrain vague
: c'était un
charbonnage. »
Le décor est
planté. Le
gris est mis. Après
avoir assassiné
un homme d'affaires
pour lui voler son
argent, Elie Nagear
a la mauvaise idée
de se cacher dans
une sordide pension
de famille, perdue
dans les corons de
Charleroi. Ambiance
étouffante,
climat de suspicion
et tenace odeur de
bouillon de légumes
: un des plus grands
maîtres du roman
policier piège
son héros en
l'enfermant dans un
étouffant huis
clos, évidemment
sans issue. Implacable. |
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