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Matilde ANSESI

  Considérée comme l’Arturo Perez Réverte au féminin, Matilde Asensi collectionne les prix et les nominations. Née en 1962 à Alicante, elle mêle à ses intrigues l’histoire, l’aventure, la quête initiatique, l’érudition et les sciences occultes. Iacobus, avec le moine soldat Galcerán de Born, a été en France un formidable succès.

  On a beaucoup écrit, fantasmé sur l’ordre des Templiers, sur leur puissance militaire, occulte et spirituelle, sur leur continuité secrète au travers des siècles. Ils ont été et restent les détenteurs de secrets ayant trait aux fondements mêmes de notre civilisation. Ils seraient les gardiens des plus grands mystères de la Chrétienté et ont côtoyé l’Islam millénaire.Toutes les hypothèses ou presque ont été couchées dans les livres après que leur dernier grand maître a brûlé vif sur le bûcher et que la dissolution de l’ordre par la force a laissé tant de questions sans réponses. Quid de leur fabuleux trésor dont on ne sait plus très bien, à force d’hypothèses, s’il s’agit du savoir des alchimistes, d’un lien privilégié avec un Dieu qui resterait vivant ou plus simplement d’incroyables richesses temporelles capables de financer toutes les guerres ? Quid des merveilles cachées dans d’extraordinaires basiliques
souterraines héritées des Romains et qui refermeraient l’Arche d’alliance ou les Tables de Moïse ?

  En 1319, en plein cœur de l’Europe médiévale, la malédiction de l’ordre a déjà frappé le roi de France et le pape Clément V. Les puissants s’inquiètent d’un danger impossible à cerner et la société secrète des Chevaliers, devenue clandestine, n’en est que plus redoutable. Le pape Jean XXII qui craint pour sa vie se doit pour survivre d’éradiquer les traces d’une telle puissance. Un seul homme dans le siècle est en mesure de l’aider. Surnommé « Le perquisitore », Galcerán de Born, médecin érudit et moine soldat de l’ordre des Hospitaliers, est connu pour ses talents de
déchiffreur d’énigmes. On l’oblige à partir de l’île de Rhodes pour traverser
l’Europe avec son écuyer. Sa route, pleine d’ennemis cachés, le mène de Paris en Avignon, de Rome aux rivages du Portugal, sur le chemin de Compostelle où se trouvent les indices indispensables à sa quête. On dit que celui qui cherche finit toujours par trouver, y compris ce qu’il ne voulait pas. S’il est moine, Galcerán de Born n’a rien d’un abbé bedonnant. Il va croiser l’amour d’une sorcière juive et se découvrir un père aimant. Il va, en médecin et en esprit éclairé précurseur des Lumières, œuvrer comme un enquêteur critique ne confondant pas sortilège et empoisonnement, devoir d’obéissance et naïveté servile.

  Cette magie des grandes énigmes, Matilde Asensi, non contente de l’avoir développée dans Iacobus, la poursuit dans Le Salon d’ambre. Autre mystère, autre époque. Ana, jeune femme résolument moderne, découvre une toile cachée ouvrant sur les mystères d’une véritable légende de l’histoire de l’art. Ni plus ni moins que la huitième merveille du monde disparue durant la Seconde guerre. Plus de cinquante-cinq mètres carrés de panneaux d’ambre réalisés sous le règne du premier roi de Prusse, graal de tout un peuple et fortune inestimable d’une pure beauté. Des mystères de l’après-guerre aux secrets les mieux gardés, de Weimar au camp de Buchenwald, la jeune femme, comme Galcerán de Born, se heurte aux pouvoirs les plus anciens et aux énigmes les mieux cachées. Le talent de Matilde Asensi est de faire de ces pans fascinants de l’Histoire universelle des récits pleins de vie et de mystère portés par le souffle de l’épopée. Ce n’est pas pour rien qu’elle s’est
imposée, avec ces deux romans, comme l’une des reines du polar historique.

  « Iacobus est une espèce de coktail très réussi du Nom de la rose et Des aventures de l’Arche perdue que l’on verrait bien adapté au cinéma, avec Harrisson Ford dans le rôle de Galcerán. » (Livres Hebdo)

 
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