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Caryl
FÉREY
« Je
pense que limmobilité
rend sourd aux grands
souffles qui nous
appellent, que les
rencontres, ces piments,
nont lieu que
dans le mouvement.
Nous sommes ce qui
arrive
» |
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Rencontre
avec Caryl Férey |
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Le
voyage, le
mouvement,
semblent essentiels
pour vous.
Haka
et Utu
ont pour cadre
la Nouvelle-Zélande
et parlent
des Maoris.
Les deux autres,
Plutôt
crever et
La Jambe
gauche de
Joe Strummer
ont pour personnage
Mc Cash, un
flic borgne
français
dorigine
irlandaise.
Pourquoi ce
besoin, ou
ce choix,
de sortir
de lhexagone,
dintroduire
un ailleurs ?
Le
mouvement,
vous l'avez
dit, mot-clé
de l'existence.
Je sais depuis
Brel et le
tour du monde
que j'ai fait
à 20
ans, que seul
le chemin
compte, jamais
le résultat
qui reste
fuyant. Et
puis j'aime
voyager, rencontrer
des gens.
Il faut être
curieux. Tout
ce qui m'arrive,
et qui dépasse
de loin mes
rêves
d'adolescent,
je le dois
aux autres.
Mc
Cash, personnage
excessif,
taiseux, ravagé
par ses émotions,
est un
homme sans
prénom,
sans limites
qui ne voit
que dun
il.
Pourquoi
lavoir
fait borgne,
à ce
point dans
lexcès ?
Jai
un vieil ami
rennais qui
m'émeut
depuis longtemps,
avec son il
borgne et
son nihilisme
une
forme mal
polie du désespoir.
Le personnage
de Mc Cash
mourra avec
lui. Pour
qu'ils durent
(...), je
suis parti
avec cet ami
en Namibie
et en Afrique
du Sud, en
repérage
pour mon prochain
livre. L'excès
est un thème
que je développe
depuis longtemps.
Le confort
bourgeois
me laisse
de marbre.
Le luxe, c'est
le temps.
Je crois vivre
trois cents
secondes par
minute :
tous mes moteurs,
de Nietzsche
aux icônes
rock
Clash, Noir
Désir
brûlent
avec ce carburant
qui fait le
miracle de
la vie.
Quelle
que soit la
noirceur de
ce que vous
racontez,
lempathie
nest
jamais loin.
Vous semblez
faire corps
avec ce quendurent
vos personnages.
Est-ce conscient ?
Le
monde qui
nous vient
est inquiétant,
les injustices
et les révoltes
forment le
ferment des
romans noirs
en général.
Ce n'est pas
une raison
pour renoncer
au réel.
Jai
la chance
d'être
entouré
de gens exceptionnels
qui justifient
mon attachement
à l'humain,
le meilleur
plutôt
que le pire.
Si mes personnages
s'en prennent
souvent plein
la gueule,
c'est ce qui
nous arrive
à tous
quand on ouvre
le journal,
non ?
Vous
semblez faire
tout particulièrement
attention
aux dialogues
Ils
donnent la
dynamique
des personnages,
leur personnalité ;
je vis avec
eux pendant
des années,
jour et nuit.
J'aime qu'ils
réagissent,
se parlent.
Et puis, j'ai
écrit
pas mal de
scénarios
et beaucoup
de pièces
radiophoniques,
c'est un plaisir
assez jubilatoire.
La
Jambe gauche
de Joe Strummer
est un hommage
direct au
groupe
mythique des
Clash
Comme
beaucoup de
gens de ma
génération,
les premiers
accords de
« London
calling »
m'ont mis
la tête
à l'envers.
J'ai grandi
avec les textes
de Strummer,
son intransigeance
et sa droiture
morale. Un
modèle
d'éthique,
jamais mis
en défaut.
Nest-ce
pas parfois
difficile
lorsque lon
est un voyageur
de se poser
pour écrire ?
C'était
ça
ou la musique.
Le fait de
devoir rester
assis six
ou huit heures
par jour pour
écrire,
même
avec la musique
à fond
en ruminant
la guitare
électrique,
me procure
une irrépressible
envie de bouger,
voir les gens
que j'aime,
sortir. Un
phénomène
compensatoire,
qui me convient
bien. L'équilibre
est fragile,
comme dirait
l'autre...
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La
Jambe gauche
de Joe Strummer :
le premier inédit
en Folio Policier ! |
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Il fallait
une bonne
raison pour
se lancer
dans laventure
de linédit
en format
de poche.
Il fallait
un auteur.
Il fallait
une histoire.
Caryl Férey
nous amène
le personnage
qui emporte
toutes les
décisions.
Mc
Cash, lhomme
sans prénom
Mc
Cash aime
les Clash,
a adoré
les femmes,
lespoir
et lengagement,
mais il se
déteste,
na plus
dillusions
et se déchire
à lalcool,
au reste,
à tout
ce quil
trouve avant
de repartir
chaque matin,
comme une
ombre dévorée
de colère,
traquer ceux
qui entravent
sa route même
sil
est le premier
à savoir
quil
sagit
dune
impasse. Tant
pis !
Il écrasera
tout le monde
sur le mur
du fond et
finira en
beauté
ou comme un
chien, dans
un nihilisme
sans fard,
percutant,
dévastateur
pour ce quil
révèle
autour de
lui. Mc Cash
est flic.
Il a cinquante
ans et ne
les a pas
vu venir.
Sa carcasse
dit toute
une vie à
encaisser
des coups.
Dorigine
irlandaise,
proche de
lIRA
dans une jeunesse
plus que mouvementée,
il a perdu
un il
dans les combats,
a épousé
deux fois
la même
femme et porte
un bandeau
noir sur le
visage comme
une trace
de sa différence.
Cest
une tête
brûlée
qui ne se
soigne pas
et terrorise
ceux qui,
sans le savoir,
lui servent
à avancer :
un romantique
de plus dun
mètre
quatre-vingts
avec la rage
au cur.
Un homme de
sentiments
qui sy
refuse et
se trimballe
avec une arme
et son passé
vécu
comme une
fuite de soi-même.
Un type sympa
pour égayer
les soirées.
Ambiance garantie !
Surtout si
le passé
dépose
devant sa
porte une
fillette de
neuf ans,
la sienne,
mise en danger
de mort. Mc
Cash, lorsque
tombent les
morts, redécouvre
la peur et
lespoir
mêlés.
Lui qui voulait
en finir mesure
de plein fouet
la valeur
dune
vie
Le
style de Férey
est nerveux,
lhumour
noir et Mc
Cash, comme
lhistoire,
totalement
imprévisibles
Vous
nimaginez
pas la suite.
«
Caryl Férey,
un style au
scalpel. »
(Ouest-France)
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Utu :
thriller en
Nouvelle-Zélande ! |
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«
Je pense que
limmobilité
rend sourd
aux grands
souffles qui
nous appellent,
que les rencontres,
ces piments,
nont
lieu que dans
le mouvement.
Nous sommes
ce qui arrive
»
Caryl
Férey
Un
thriller chez
les Maoris
Prix
du Polar SNCF
2005
Le
monde est
immense et
aucune enquête,
jamais, ne
ressemble
à une
autre. Chaque
pays a ses
mystères,
chaque culture
ses zones
dombre.
Il y a presque
autant de
façons
de mourir,
autant de
raisons de
tuer quil
y a dhommes
sur terre...
En Nouvelle-Zélande,
au pays du
utu,
la vengeance,
comme les
gènes,
se transmet
dans le sang.
Dorigine
maorie, homme
impitoyable
en désespoir
stationnaire
permanent
depuis les
disparitions
inexpliquées
de sa femme
et de sa fille,
le capitaine
de police
Jack Fitzgerald
est à
son tour porté
manquant après
avoir enquêté
sur un serial
killer particulièrement
féroce
qui ôtait
les fémurs
de ses victimes
(lire Haka,
Folio Policier
n° 286).
Il se serait
suicidé
mais son corps
est introuvable.
Son ancien
bras droit,
Osborne, ny
croit pas
une seconde
et revient
dAustralie
sur les traces
de son ami.
La terre ancestrale
des Maories,
laboratoire
pour la planète
du libéralisme
total, est
percutée
de plein fouet
par la désintégration
sociale, culturelle
et psychologique
de ses habitants.
Apparaissent
des monstres.
Une réalité
glaçante
se dessine.
Osborne ne
peut oublier
que la Nouvelle-Zélande
reste un pays
de guerriers
où
le cannibalisme
clôturait
les batailles.
Il ne peut
ignorer que
les bâtons
traditionnels
maniés
par les sorciers
sont taillés
dans los
humain
Il ne peut
fermer les
yeux sur les
disparitions
qui continuent
Utu
est un véritable
choc.
« Lintrigue,
violente,
ficelée
avec dextérité,
et lécriture,
ciselée
comme un coutelas,
font de ce
Utu
un roman explosif :
une autopsie
radicale de
lenfer
humain »
(Martine Laval,
Télérama)
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