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«
ses chants
désespérés
resteront
parmi les
plus beaux
de la littérature »
(Claude Mesplède,
Dictionnaire
des littératures
policières.)
Il
y a comme
ça
des noms qui
rôdent
dans limaginaire
collectif,
dans un coin
de mémoire,
que lon
a déjà
croisés
et qui parfois
ne sont que
cela. Il y
a des titres
de romans,
1275 âmes,
Cent mètres
de silence,
Le Démon
dans ma peau...,
des allégeances
dauteurs
qui citent
leurs grands
maîtres
Jim Thompson
est de ceux-là
et comme il
le mérite !
Le lire, le
relire, avoir
même
la chance
de navoir
pas encore
plongé
dans son uvre,
permet de
réaliser
à
quel point
ce fils de
shérif,
né
en 1906 dans
lOklahoma,
mérite
les plus hautes
considérations.
Grouillot
dans la presse
à 16
ans, groom
dhôtel,
portier, projectionniste,
veilleur de
nuit aux pompes
funèbres,
manuvre,
rédacteur
en chef, il
aura démultiplié
les petits
boulots pour
être
définitivement
dans le camp
des humbles
et des victimes
quelles quelles
soient. Lui-même
fume, boit,
cumule tuberculose
et delirium
tremens, voit
son père
faire fortune
dans le pétrole,
délaisser
sa famille,
la reconstruire,
puis mourir
en sétouffant
avec la laine
dun
matelas.Toute
cette vie
sera peuplée
de luttes,
derrances
et nourrie
dun
sentiment
déchec
dont naîtront
pourtant les
plus somptueux
romans noirs.
Jim Thompson,
élevé
dans les classiques
par sa mère
institutrice,
simplique
dans chacune
de ses pages.
Ses personnages,
comme dans
Monsieur Zéro,
souffre de
la « cirrhose
de lâme »
et lodieux,
linfâme
côtoient
lamour,
labnégation
et parfois
même
lespoir.
À lire
la fin dUn
chouette petit
lot, le
cur
se fripe comme
vidé
de son eau.
Ce quendure
le jeune Tom
Carver, dans
un Deuil
dans le coton,
donne envie
de sortir
son père
du livre pour
lui crier
quelle pourriture
il est. Rien
ne laisse
insensible
dans ces monuments
où
tout ce qui
fait le polar
moderne est
porté
aux sommets.
Jim Thompson
est un géant.
Il est mort
le 7 avril
1977 dans
la plus totale
indifférence.
Ses romans
continuent
à marquer
à jamais
ceux qui les
ouvrent un
jour.
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