 |
 |  |
| |
| | LE
PREMIER TITRE Éluard. Capitale de la douleur suivi
de L'Amour la poésie (mars 1966) | | |
| |  |  |
|  |
 |  |
| |
| | BRÈVES
Si la « Blanche »
et « Du
Monde entier » constituent les sources premières de « Poésie/Gallimard »,
elle prolonge le cours de plusieurs autres collections comme « Métamorphoses »
dirigée par Paulhan de 1936 à 1963 (Audiberti, Grosjean, Jaccottet, Leiris, Levet,
Norge, Oster, Ponge, Pozzi, Thomas…), « Le Chemin » (Perros,
Réda, Stefan…) ou « Jeune poésie ». | |
 |  |
|  |
 |  |
| |
| | La première
anthologie publiée en « Poésie/Gallimard » date de 1978 :
l'Anthologie de la poésie japonaise classique, établie par Gustave Renondeau. |
|  |  |
|  |
 |  |
| |
| | Les Poésies
(1953-1964) de Pasolini sont le premier titre publié par « Poésie/Gallimard »
en édition bilingue. | |  |  |
|  |
 |  |
| |
| | Le fonds
du Mercure de France, de la période symbolique comme de l'après-guerre, a contribué
sensiblement à l'enrichissement de « Poésie/Gallimard » :
Adonis, Yves Bonnefoy, Paul Celan, Paul Claudel, André Du Bouchet, Pierre Jean
Jouve, Henri Pichette, Georges Séféris, Paul Segalen, Émile Verhaeren… |
|  |  |
|  |
 |  |
| |
| | Des coffrets
sont régulièrement édités regroupant les titres d'un auteur parus dans la collection :
Breton, Michaux, Ponge… | |  |  |
|  |
 |  |
| |
| | 68 %
des poètes édités dans la collection, hors anthologies, ont publié le principal
de leur œuvre au XXe siècle, 18 % au XIXe, 5 % au XVIe, 4 % au
XVIIe. | |  |  |
| | | |  |
 |  |
| |
| |
D'HIER
À AUJOURD'HUI
« Poésie/Gallimard »
fut la première collection française de grande diffusion à se consacrer exclusivement
à la création poétique. Gallimard avait en effet anticipé la création de
« Folio » (1972) par le lancement de collections de poche
spécialisées à l'image d'« Idées » pour les essais
en 1962. Les trois premiers volumes de la nouvelle collection poétique paraissent
en mars 1966. La maquette de couverture, d'inspiration warholienne, est une création
de Massin ; elle donnera lieu à quelques aménagements au début des années
quatre-vingt-dix, offrant plus de liberté dans le traitement graphique de l'illustration.
L'éditeur Robert Carlier et le poète Alain Jouffroy en partagent
d'abord la direction avant que le premier ne l'assume finalement seul.
Jusqu'en 1971, seuls des titres d'auteurs du XXe siècle sont édités, principalement
du fonds Gallimard : Char, Saint-John Perse, Ponge, Pieyre de Mandiargues, Fargue…
Les auteurs peuvent prendre part à la composition du volume ; en 1970, Aragon,
pour Le Mouvement perpétuel, donne dix pages inédites d'écritures automatiques,
tandis qu'Aimé Césaire retravaille profondément son texte des Armes miraculeuses.
Avec l'édition de recueils d'Yves Bonnefoy, de Jean Grosjean, de Guillevic, de
Philippe Jaccottet, de Georges Schehadé ou d'Henri Thomas (…), « Poésie/Gallimard »
amplifie l'audience des auteurs contemporains, les révélant à des publics qu'ils
n'avaient encore pu toucher par la voie des premières éditions et des revues.
L'appareil critique accompagne cette diffusion ; on pense, par exemple, à
la présentation en 1971 par Jean Starobinski des Poésies de son compatriote
Philippe Jaccottet ce dernier présentant à son tour, trente ans plus tard,
celles du suisse Gustave Roud. Suite à la rupture de relations
commerciales entre Gallimard et Hachette en 1971 (et donc de l'interruption de
leur collection commune « Le Livre de poche classique »),
les auteurs des siècles précédents font leur entrée, de Virgile à Lautréamont.
Simultanément, le format et le papier de la collection s'alignent sur la nouvelle
collection « Folio ». Le critique d'art André Fermigier
en assume désormais la direction ; il inscrit à son programme de nombreux
auteurs contemporains, dont Alain Bosquet, Lorand Gaspar, Édouard Glissant, Michel
Deguy, Jacques Réda, Georges Perros, Jacques Roubaud… On lui doit également la
publication d'œuvres d'Henri Michaux à titre posthume, le poète s'étant refusé
de son vivant à toute publication en poche. De 1966 à 1991, la
collection publiera environ trois titres par an d'auteurs étrangers. Cette orientation
est largement confirmée à partir de la fin des années 1980, sous les directions
successives de Jean-Loup Champion et du germaniste et philosophe Marc de Launay :
Octavio Paz, Miguel Ange Asturias, Georg Trakl, Dylan Thomas, Eugenio Montale
et de nombreux classiques allemands font leur entrée au catalogue. Outre
son travail pour les poètes contemporains, André Velter multiplie les approches
transversales et anthologiques : par genres ou motifs (le sonnet avec Soleil
du Soleil, le haïku avec l'Anthologie du poème court japonais), par
nationalité ou domaine linguistique (Anthologie de la poésie Yiddish ;
Anthologie de la poésie grecque contemporaine ; Anthologie de la
poésie tchèque contemporaine) par génération ou groupe de poètes (Les Poètes
du Chat noir ; Les Poètes du Grand Jeu ; Poèmes à dire.
Une anthologie de poésie contemporaine francophone). | |
 |  |
|  |
|  |
 |
 |  |
| |
| | 14
ÉDITIONS BILINGUES Poésies de Pier Paolo Pasolini (1973)
La Planche de vivre (1981) Poèmes de guerre
d'Herman Melville (1981) Épigrammes de Martial
(1992) Quarante-cinq poèmes de Yeats (1993)
Sonnets portugais et autres poèmes d'Elizabeth Browning (1994)
Élégies de Duino de Rilke (1994) La Centaine
d'amour de Pablo Neruda (1995) Poèmes de DH
Lawrence (1996) Nuit obscure de Saint Jean de
la Croix (1998) Vingt poèmes d'amour et une chanson
désespérée de Pablo Neruda (1998) Poèmes de
William Wordsworth (2001) Anthologie de la poésie lyrique
latine de la Renaissance (2004) Odes d'Horace (2004)
Odes et fragments de Sapphô (2005) | |
 |  |
| | |  |