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LES
PREMIERS TITRES
Cinq titres paraissent en janvier 2000 :
Aly Diallo, La Révolte de Komo ;
Gaston-Paul Effa, Le Cri que tu pousses
ne réveillera personne ;
Sylvie Kandé, Lagon, Lagunes ;
Justine Mintsa. Histoire d'Awu ;
Amos Tutuola. L'Ivrogne dans la brousse |
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BRÈVES
À l'exception des cinq premiers titres, tous
les textes de la collection sont composés
en caractères bâton, de type Futura
Book. C'est une façon peu répandue
parmi les collections des Éditions Gallimard. |
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Quelques
titres de « Continents noirs »
sont des traductions. De l'espagnol, pour Les
Ténèbres de ta mémoire
de Donato Ndongo, écrivain né en Guinée
équatoriale vivant aujourd'hui à
Madrid ; du portugais, pour l'Angolais José
Eduardo Agualusa, demeurant lui à Lisbonne. |
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La Mauricienne
Ananda Devi, avec quatre titres, est l'auteur le
plus prolifique de la collection. Ses uvres
voisinent celles d'autres femmes : Nathacha
Appannah-Mouriquand, Mambou Aimée Gnali,
Sylvie Kandé, Fabienne Kanor et Justine Mintsa. |
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Le lancement
de « Continents noirs » en
2000 avait été accompagné de
deux numéros de La NRF consacrés
aux littératures africaines. |
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L'Afrique
est aussi au rendez-vous dans la « Série
noire » et dans la « Noire »
(les Maliens Diallo et Konaté ; le Sénégalais
Ndione ; le Zaïrois Ngoye) et chez Joëlle
Losfeld (le Malgache Raharimanana). |
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En 2006,
Nathacha Appanah-Mouriquand est le premier auteur
de « Continents noirs » à
être publié en « Folio ». |
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| | D’HIER
A AUJOURD’HUI
Janvier 1999 : dans l'avion qui
les mènent au Gabon, Antoine Gallimard et Jean-Noël Schifano imaginent
de rassembler sous une seule enseigne des uvres se référant,
sans s'y limiter, à une origine et une aspiration communes : l'Afrique. « On
s'est demandé s'il y avait un grand fleuve africain qui jetait sur la Seine
le puissant courant d'écritures africaines ». La NRF pourrait,
sinon être ce fleuve, du moins en constituer un des affluents majeurs, un
peu dans la continuité de ce qu'elle avait fait récemment auprès
des grandes voix de la créolité (Chamoiseau, Confiant, Glissant
).
Jean-Noël Schifano serait l'homme de la situation : romancier et critique
d'origine franco-sicilienne (traducteur d’Alberto Moravia, Leonardo Sciascia, Italo Svevo, Elsa Morante et Umberto Eco), il mettrait à profit
son retour récent à Paris pour accompagner Gallimard dans cette
nouvelle aventure éditoriale.
Arrivé à Libreville,
Antoine Gallimard annonce donc la création de la future collection à
la NRF comme il y eut par le passé des collections consacrées
aux jeunes littératures russes ou polonaises et, dans les années
cinquante, aux grands textes sud-américains. Un an plus tard, en janvier
2000, le contrat oral est respecté : cinq premiers livres sortent
en librairie, dont la reprise de l'un des tout premiers romans africains, traduit
en 1953 par Raymond Queneau : L'Ivrogne dans la brousse du Nigérian
Amos Tutuola.
À raison de quelque sept nouveautés
par an, « Continents noirs » réunit des uvres
d'auteurs d'horizons fort divers tant au plan de leur art que de leur nationalité,
leur pays de résidence et leur itinéraire personnel. Les professeurs
et universitaires, exerçant en France ou à l'étranger (Effa,
Kandé, Mintsa, Mongo-Mboussa, Nganang ou Waberi
), y côtoient
par exemple des personnalités du monde culturel et politique (Aly
Diallo, Mambou Aimée Gnali). Aux côtés de talents connus ou riches d'une uvre
déjà nombreuse (Devi, Tchak
, sans parler d'auteurs reconnus : Henri Lopes), la collection accueille aussi des premières œuvres.
Identitaire, « Continents
noirs » ? Oui, dans la mesure où elle se rattache à
la triple identité décrite par Henri Lopes : tout à
la fois originelle, universelle et profondément singulière à
chaque écrivain.
La maquette de la collection a été
imaginée par le studio graphique de Gallimard. Une poignée de latérite,
d'une main différente pour chaque titre, vient orner sobrement le fond blanc
de la couverture, imprimée en bichromie ; chaque nouveauté,
sans rien perdre de son affiliation à l'enseigne commune, bénéficie
donc d'une présentation singulière grâce à cette ingénieuse
variation. Cette maquette subit en 2003-2004 quelques subtils aménagements
pour gagner encore en chaleur et en lisibilité. Une teinte légère,
crème, est préférée au fond blanc. La poussière
de latérite, jusqu'alors en marge, constitue désormais le fond mouvant
sur lequel se positionne le titre.
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| | LES
TERRES AFRICAINES DE LA COLLECTION
Cameroun : Mongo Beti, Eugène
Ébodé, Gaston-Paul Effa, Patrice
Nganang Congo : Mambou
Aimé Gnali, Henri Lopes, Boniface Mongo-Mboussa
Congo : Koffi Kwahulé
Île Maurice :
Nathacha Appanah-Mouriquand, Amal Sewtohul
Togo : Théo Ananissoh,
Edem, Sami Tchak Angola :
Jose Eduardo Agualusa Djibouti :
Abdourahman A. Waberi Gabon :
Justine Mintsa Guinée :
Libar M. Fofana Guinée équatoriale :
Donato Ndongo-Bidyogo Mali :
Aly Diallo Nigeria : Amos
Tutuola Réunion :
Pascal Béjannin Rwanda :
Scholastique Mukasonga Sénégal :
Sylvie Kandé
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LES
ESSAIS EN « CONTINENTS NOIRS »
Emmanuel Goujon. Depuis le 11 septembre
Henri Lopes. Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres
les Gaulois Boniface Mongo-Mboussa. Désir
d'Afrique et L'Indocilité. Supplément
au Désir d'Afrique Tidiane N'Diaye.
Les Falachas, nègres errants du peuple juif
Le Rebelle, I, de Mongo Beti |
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