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Chanson
des mal-aimants : le mot
vient de la Chanson du mal-aimé
d'Apollinaire. Qui n'est pas mal-aimé ? Je me dis
qu'il faut autant de mal aimants. |
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La
narratrice, abandonnée à sa naissance à la
porte d'un couvent, vagabondera au fil des ans d'une place à
l'autre, à travers la France. C'est comme si elle n'avait
pas de vie propre, mais elle participe intensément à
celle des autres et aux drames dont elle est le témoin, sondant
toujours plus profondément les mystères du coeur et
du corps humains en lesquels rôde si souvent la folie. Elle
grandit dans les Pyrénées, chez la veuve d'un fusillée,
parmi des enfants qui attendent en vain le retour de leurs parents
chassés par la guerre, puis dans une auberge où l'on
pratique une culte étrange et truculent de l'ours, ensuite
dans un manoir où pèse un secret en forme de cruelle
mascarade. Devenue adulte, elle est servante dans divers hôtels,
dans un bordel champêtre, dans un bistrot de gare, puis à
Paris où elle côtoie des gens insolites, parfois inquiétants,
et où elle finit chanteuse de rue, attelée à
un orgue de Barbarie. Dans la splendide sauvagerie des montagnes
et dans celle, bien plus féroce, de la ville, elle ne cessera
de creuser et de fortifier sa solitude, ainsi que son don de compassion.
La façon dont l'auteur donne la parole à
cette paria surprend par la beauté des images, la fulgurance
des visions, la violence de certaines scènes, et l'on retrouve
la magie de l'écriture et de l'imagination du Livre des
nuits et Jours de colère.
Le
Grand Prix Thyde Monnier ainsi que le Prix des
Auditeurs de la RTBF ont été remis à
Sylvie Germain pour Chanson
des mal-aimants
Ce qu'en dit la presse...
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...La
Chanson des mal-aimants ressemble à une de ces complaintes
de « l'Opéra de quat'sous » où
la sympathie pour les autres, fussent-ils les pires crapules,
et le don de compassion réussissent à trouver
de l'or dans les égouts de la société.
Un coeur pur dans les bas fonds. |
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Le
Nouvel Observateur
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Malgré
les drames qui l'entourent, la sauvagerie, la folie ... Un
roman qui vous laisse à bout de souffle mais vous révèle,
comme toujours chez Sylvie Germain, des trésors de spiritualité
dont le maître mot serait la compassion. |
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Bertrand
Révillion - Panorama
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Une
complainte des coeurs sans attache, un hymne à la beauté
selon les rivières, les montagnes et les arbres. Avec
maestria, Sylvie Germain nous convie à ce cheminement
qui va de la pauvreté à l'embrasement. |
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Raya
Baudinet - Page
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Née
en 1954 à Châteauroux, Sylvie Germain obtient
un doctorat de philosophie. Après avoir vécu à
Pragues et à la Rochelle, elle s'installe finalement à
Pau où elle vit aujourd'hui. Elle a notamment publié
Le
Livre des nuits (1984), Jours
de colère (prix Fémina 1989), Eclats
de sel (1996) et Tobie
des marais (1998).
Autres titres de Sylvie
Germain aux Éditions Gallimard
Sylvie Germain
dédicacera son roman le mardi 4 février à la
librairie Geronimo, à Metz
© www.gallimard.fr,
2002
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