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Philippe
FOREST
Sarinagara |
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Collection
« Blanche »
Roman
A77197
ISBN 2-07-077197-0
16,50 € |
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Sarinagara
signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres
poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il
l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son seul enfant :
oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement,
Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il
laisse la signification suspendue dans le vide.
L'énigme du mot sarinagara est l'objet
du roman qui unit trois histoires : celle de Kobayashi
Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres de l'art
du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur
du roman japonais moderne, et de Yamata Yosuke (1917-1966),
qui fut le premier à photographier les victimes et les
ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment
la matière d'un quatrième roman qui interroge
à son tour la manière dont un individu peut parfois
espérer survivre à l'épreuve de la vérité
la plus déchirante.
Loin des représentations habituelles du Japon,
plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l'art,
dans la plus exacte fidélité à une expérience
qui exige cependant d'être exprimée chaque fois
de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe
Forest raconte comment se réalise un rêve d'enfant.
Entraînant avec lui le lecteur de Paris à Kyôto
puis de Tôkyô à Kôbe, lui faisant traverser
le temps de l'existence et celui de l'Histoire, ce roman reconduit
le rêveur vers le lieu, singulièrement situé
de l'autre côté de la terre, où se tient
son souvenir le plus ancien : là où l'oubli
abrite étrangement en lui la mémoire vivante du
désir.
Né en 1962 à Paris, Philippe Forest
est professeur de littérature à l'université
de Nantes. Critique, il collabore aux revues Art Press
et Rond-Point. Il est l'auteur de nombreux essais consacrés
à la littérature et à l'histoire des
avant-gardes (notamment Histoire de Tel Quel, Seuil,
1995). Il a déjà publié deux romans aux
Éditions Gallimard, L'Enfant éternel
(prix Femina du Premier Roman, 1997), Toute la nuit
(1999) et un essai dans la collection « Art et
artistes », Raymond Hains, uns romans (2004).
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Prix
littéraire
Sarinagara de Philippe Forest a été
récompensé par le Prix Décembre
le mardi 9 novembre 2004 |
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Philippe
Forest a également publié, aux
Éditions Gallimard :
site Gallimard |
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Signatures
(sous réserve de modifications de dernière
minute)
Paris : Librairie Les Cahiers
de Colette (le 13 novembre 2004)
Marseille : La Fnac (le 17 novembre
2004)
Montpellier : Librairie Sauramps
(le 25 novembre 2004, à 19h)
Strasbourg : Librairie Quai des
Brumes (le 2 décembre 2004)
Metz : Librairie Géronimo
(le 3 décembre 2004) |
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Ce
qu’en dit la presse
« Magistrale méditation
sur le magnifique désastre d'exister, Sarinagara
montre finalement notre confondante inaptitude au néant.
Et c'est tant mieux car si ce monde est un enfer, chaque
instant est cependant un miracle. »
Richard Blin, Le Matricule des anges
« Après la mort
de sa fille, l'auteur de L'Enfant éternel
s'est installé au Japon. Il raconte ces années
d'exil et de deuil dans un superbe hymne à la
vie. [
] Disons tout de suite que, parmi les centaines
de titres de cette rentrée, on en trouvera peu
d'aussi impressionnants, d'aussi nobles. »
Bernard Loupias, Le Nouvel Observateur
« Troublante et magnifique expérience
que la lecture de ce livre remarquable, le troisième
roman de Philippe Forest. »
Nathalie Crom. La Croix
« Dans un roman habité
par la grâce, Sarinagara, Philippe Forest
évoque trois destins japonais. À chaque
fois, le désir l'emporte sur le renoncement. »
Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche
« Roman de silences et
de chuchotements, de mélancolie métaphysique
et de profonde lassitude devant cette "fuite
du temps qui porte tout vers le néant",
Sarinagara prend au piège de sa douloureuse
élégance. Philippe Forest demeure l'écrivain
sans rival de la réflexion sur le deuil, la mémoire
et l'oubli. »
Sandrine Fillipetti. Rolling Stones
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