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Montedidio, de Erri
De Luca
Prix Femina Étranger 2002
Le Prix Femina Étranger
a été décerné à Erri De Luca, le 7
novembre 2002, pour son roman Montedidio, paru dans la collection
Du Monde Entier. Le roman, qui emprunte son titre à un quartier
populaire de Naples, est une nouvelle preuve de l'originalité de
la voix de Erri De Luca.
Ouvrages
de Erri De Luca parus aux Éditions Gallimard
Retour
sur la littérature transalpine
Erri de Luca, un des auteurs
italiens contemporains les plus importants, est né à Naples
en 1950. À la fin de ses études, au cours desquelles il
fréquente le Lycée français de Rome, il s'engage
dans le mouvement d'extrême gauche Lotta continua, puis travaille
comme ouvrier chez Fiat et sur les chantiers de construction en Italie,
en France et en Afrique. Il s'initie par ailleurs à l'Hébreu
afin de traduire la Bible dont il est un grand lecteur et s'adonne à
l'écriture. Son premier ouvrage, Une fois, un, jour, paraît
en 1989. Suivrons Un Nuage comme tapis, Acide, arc-en-ciel,
Rez-de-chaussée, En haut à gauche, Tu mio,
Alzaia, Première heure. Après Trois
chevaux, paru en 2001, Montedidio
est le second récit de Erri De Luca publié aux Éditions
Gallimard.
Ce qu'en dit la presse...
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Une fable ? Un récit
initiatique, à la fois retenu et brûlant. [...]
Irracontable, en réalité, ce bref récit écrit
le soir en italien [...] sur un grand rouleau d'imprimerie
par un gamin qui est fier d'être aller à l'école
jusqu'en septième est, entre fable et poème, mais
ancré dans une réalité presque documentaire,
d'une intensité coupante, et irradiante. [...] Comme
cizelé d'une main de sculpteur, un très beau livre,
vraiment.
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| Annie Coppermann, Les Echos,
mars 2002 |
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« Penser longtemps
le texte au lieu de pouvoir l'écrire est le meilleur des
tamis », confie [Erri De Luca], songeant aux années
où sa main pesait des parpaings, pas encore des mots. Montedidio,
une enfance dans la Naples pauvre des années 1950, reflète
cette longue rétention de la mémoire et de l'imaginaire.
Pour n'en garder que l'essentiel, sculpté dans la douleur.
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| Michel Grisolia, L'Express,
mars 2002 |
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Montedidio ne manque pas de poésie :
le roman se confond avec les magies quotidiennes d'un quartier populaire
de Naples, dont un garçon de 13 ans livre la chronique douce-amère.
C'est un récit d'apprentissage que propose ainsi Erri De
Luca, dans le contexte mi-réaliste mi-onirique de l'Italie
d'après-guerre. [...] D'une jeunesse napolitaine,
Erri De Luca a fait une manière d'autobiographie universelle.
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| Fabrice Gabriel, Les Inrockuptibles,
mars 2002 |
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