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La Chine
à l'enseigne de la Nrf
La littérature chinoise
À l'occasion de
l'Année de la Chine en France, les Éditions Gallimard vous
convie à la découverte des grands auteurs chinois classiques
et contemporains.
Chine ancienne
Chine moderne
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CHINE
ANCIENNE |
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Anonymes
L'Antre aux fantômes des collines de l'ouest |
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Traduit du chinois par André Lévy
et René Goldman.
Collection « Connaissance de l'Orient, série chinoise »
[1972] |
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Au moment où la littérature
en langue jusque-là jugée «vulgaire» prend
enfin la place qui lui revient dans la littérature chinoise,
il nous a semblé indispensable de révéler un
ensemble de contes qui, par son ancienneté, est l'un des premiers
monuments de cette littérature de siao-chouo. Ce mot désigne
aujourd'hui les romans. Alors, il évoquait surtout les contes,
d'où allait sortir par enchaînement le roman chinois.
Comme le dit A. Lévy, «le fait surprenant est le charme
que ces contes excercent sur nous en dépit de la distance dans
le temps comme dans l'espace». Moins surprenant si l'on se réfère
au texte du XIIIe siècle qu'il cite, un manuel du parfait conteur
: «Quand vous parlez de la bassesse et de la félonie
des traîtres au pays, emplissez les bonnes gens de colère,
parlez des injustices et avanies subies par les loyaux serviteurs
à faire pleurer un cur de pierre! Racontez des histoires
de fantômes à glacer et faire frémir un prêtre
taoïste! Parlez d'intrigues féminines à faire pâlir
et rougir d'inquiétude les dames! [...] Ne vous attardez pas
dans vos explications, ne soyez pas prolixes.» Les sept contes
ici rassemblés, du XIIe au XIVe siècle, illustrent ces
préceptes et c'est pourquoi ce fut en Chine, depuis leur découverte
au début du siècle et leur publication en 1920, un succès
de scandale et de librairie. Dans la concession de Shanghai, la censure
française se mêla de condamner ces écrits, prétendument
pornographiques, mais qui ne sont que juste assez humains pour passionner
un lecteur européen du XXe siècle. |
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| Fleur en fiole d'Or |
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Traduit du chinois par André Lévy.
Collections « Bibliothèque de la Pléiade »
et « Folio » [1985] |
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«Allusion à trois des principaux
personnages féminins, le titre évoque aussi bien la
luxure, le poison et la corruption. En cent chapitres, ce roman noir
porte à un degré jamais vu la dénonciation des
murs d'une société rongée d'hypocrisie.
Autour d'un parvenu sans scrupules et sans frein dans la recherche
des jouissances, l'intérêt se porte sur le monde des
femmes, dépeintes sans voile et sans indulgence, mais non sans
compassion. Mentionnée dès la fin du XVIe siècle,
l'uvre n'est connue que par deux versions du début du
siècle suivant. Hautement appréciée des connaisseurs
lettrés, elle n'aura cessé d'être proscrite quoique
reconnue comme le plus "moderne" des quatre chefs-d'uvre
de la littérature romanesque chinoise ancienne.»
André Lévy. . |
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Shi Nai-an
Au
bord de l'eau |
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Traduit du chinois par Jacques Dars
Collections « Bibliothèque de la Pléiade »
et « Folio » [1997] |
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Éblouissant d'invention et
de truculence, cette «uvre de génie» - dira
son éditeur Jin Sheng-tan - met en scène une bande de
hors-la-loi et d'insurgés de toutes origines sociales. Férus
d'arts martiaux, mais fort habiles aussi en bien d'autres domaines,
ils se recrutent parmi les vagabonds du monde «des rivières
et des lacs» et d'autres insoumis en délicatesse avec
la justice ou les autorités. Ils forment, au fil des rencontres
et des hasards, des duels et des batailles, une bande de frères
jurés unis à la vie à la mort, puis se retranchent
au cur de vastes marécages («au bord de l'eau»)
dans un repaire minutieusement organisé et défendu,
d'où ils lancent leurs expéditions de justiciers en
narguant les armées du Fils du Ciel.
Aussi populaire en Chine qu'ici nos Trois Mousquetaires, ce roman,
savamment ourdi, d'aventures violentes et subtiles, mêle ruse
et ribauderie, farce et stratégie, panache et poésie.
Son réalisme, ses intrigues et ses personnages inoubliables,
son style alerte, sa verve en font le plus vivant et le plus coloré
des chefs-d'uvre. |
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Wu Cheng'en
La Pérégrination vers
l'ouest |
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Traduit du chinois par André Lévy
Collection « Bibliothèque de la Pléide »
[1991] |
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Le Xiyou ji est probablement le roman
le plus extravagant qui ait jamais été écrit.
Son thème est celui d'un moine qui, au VIIe siècle,
partit pour l'Inde (vers le paradis de l'Ouest) chercher les livres
qui lui permettraient de retrouver les soutras véritables du
Bouddha. Il fit une relation de ce voyage. Les conteurs s'emparèrent
du schéma narratif. Le récit - historique et géographique
- d'un moine servit de prétexte à l'imaginaire des raconteurs
qui ameutèrent et rameutèrent toutes les figures de
l'imaginaire de l'âme chinoise, la taoïste et la bouddhiste.
Cette structure-cadre permit d'englober fantômes, revenants
et monstres, l'intrigue autorisant de rattacher chacun des contes
l'un à l'autre.
Au XVIe siècle, le très probable compilateur - Wu Cheng'en
- rassembla cette masse de récits pour en faire une seule uvre.
S'il a bien repris la trame romanesque traditionnelle, il l'ourdit
sans cesse en la déraisonnant, par nécessité
ou par jeu, pour créer une fantasmagorie bouddhique qui laisse
toutes les interprétations la pénétrer, mais
leur foisonnement même reconduit sans cesse le sens à
l'insensé. Ce roman est, au fond, la culture obstinée
et assidue du Vide, comme l'indique le nom du personnage principal,
un singe, «Conscience de la vacuité du monde».
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Wu Yuantai
Pérégrination vers l'est
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Traduit du chinois par Nadine Perront
Collection « Connaissance de l'Orient, série chinoise
» [1993] |
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Voici, rédigé au milieu
du XVIIe siècle, c'est-à-dire à la fin des Ming,
par Wu Yuantai - un auteur dont l'identité et la biographie
demeurent à ce jour parfaitement énigmatiques - un livre
d'aventures historiques ou imaginaires qui est aussi un charmant recueil
de légendes taoïques : cette Pérégrination
vers l'est, traduite pour la première fois dans une langue
occidentale, constitue un digne pendant à la bouddhique et
fameuse Pérégrination vesr l'ouest de Wu Cheng'en.
Les personnages principaux en sont les Huit Immortels, figures emblématiques
des banquets et de l'ivresse, dont les trognes hilares, connues et
aimées de tous, ornent en Chine d'innombrables objets de la
vie quotidienne. Ces personnages drolatiques et variés (le
vieillard, le militaire, le lettré, l'infirme, etc.), devenus
dès les Song sujets de prédilection des peintres et
des conteurs, ont supplanté dans le cur des Chinois tous
les autres «immortels» du panthéon des taoïstes,
et inspiré un nombre incalculable de légendes, d'historiettes,
de pièces d'opéra et de locutions proverbiales.
On trouvera ici le récit savoureux de leurs aventures fort
mouvementées et la relation de leur ascension spirituelle,
mais aussi, sous une forme éminemment attrayante et distrayante,
une mine de renseignements sur les pratiques du taoïsme populaire.
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Et
aussi...
Anonyme.
Contes de la montagne sereine
Le
Poisson de jade et l'épingle au Phénix
Spectacles
curieux d'aujourd'hui et d'autrefois
Cao Xueqin.
Le
Rêve dans le pavillon rouge
Chen Fou.
Récit
d'une vie fugitive
Collectif. Anthologie
de la poésie chinoise classique
Anthologie
des mythes et légendes de la Chine ancienne
En
mouchant la chandelle
Poètes
bouddhistes des Tang
Vacances
du pouvoir
Dai Mingshi. Recueil
de la montagne du sud
Gan Bao.
A la recherche des esprits
Ji Yun. Passe-temps
d'un été à Luanyang
Li Bai. Florilège
Li Qingzhao.
uvres
poétiques complètes
Li Yi-chan.
Notes
Lieou Ngo.
L'Odyssée
de Lao Ts'an
Ling Mong-tch'ou.
L'Amour
de la renarde
P'ou Song-ling.
Contes
extraordinaires du pavillon du loisir
Tao Yuan-ming.
uvres
complètes
Tcheng T'ing-yu, Ts'in Kien-fou.
Le
Signe de patience et autres pièces du théâtre des Yuan
Wang Wei.
Paysages :
miroirs du cur
Wou King-tseu.
Chronique
indiscrète des mandarins
Xu Xiake.
Randonnées
aux sites sublimes
Zhang Dai. Souvenirs
rêvés de Tao'an |
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CHINE
MODERNE |
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Kouo Mo-jo
K'iu Yuan |
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Traduit du chinois par Liang Pai-tchin
Collection « Connaissance de l'Orient, série chinoise
» [1957] |
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Né en 1892, Kouo Mo-jo n'a
pas été seulement vice-Premier ministre de la République
populaire de Chine, président de la comission des Affaires
culturelles et président du Comité chinois pour la paix ;
il fut aussi celui qui, dès 1921, créait en Chine un
mouvement littéraire et libéral, le poète, l'essayiste,
le conteur, l'érudit, le dramaturge dont l'uvre constitue
incontestablement, et toute politique mise à part, l'un des
deux ou trois sommets de l'humanisme chinois du XXe siècle.
Chinois, sans doute, mais ouvert au monde : Tagore, Whitman et
Goethe ont agi sur sa poétique. De tous ses drames, le plus
célèbre, le plus joué, c'est le K'iu Yuan.
L'auteur du Li Sao, poème de l'exil, est devenu à
la fois le héros de la poésie et celui du patriotisme
chinois. Quand on connaît la vie de Kouo Mo-jo et la part qu'il
prit, dès 1920, aux combats de libération, on ne s'étonne
pas qu'il ait consacré à K'iu Yuan, outre plusieurs
travaux de critique et d'érudition, le drame que nous présentons
au public français.
Drame, spectacle et mystère à la fois
mystère des temps modernes, il va de soi , ce K'iu
Yuan initiera d'un seul coup les Occidentaux à deux écrivains
chinois, K'iu Yuan et Kouo Mo-jo, qui comptent parmi les plus grands
d'un pays où les chefs-d'uvre pourtant ne manquent guère.
Pour comprendre la Chine actuelle, ses sentiments et ses valeurs,
rien ne remplacera la lecture de cette pièce où, renonçant
aux formes traditionnelles, un patriote chinois accepte les cinq actes
de notre dramaturgie. |
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Lao She
Gens de Pékin |
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Traduit du chinois par Paul Bady, Li Tche-houa,
Françoise Moreux, Alain Peyraube et Martine Vallette-Hémery
Collections « Du Monde entier » et « Folio »
[1982] |
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| L'un des principaux romanciers de
sa génération, Lao She est aussi un admirable auteur
de nouvelles et de récits. À travers les personnages
très divers que l'auteur met en scène, c'est toute la
vie pékinoise, à la fin de l'Empire et dans les premières
années de la République, qui resurgit. Les prostituées
y côtoient les amateurs d'opéra et les agents de police ;
les bandits y font bon ménage avec les honnêtes gens,
les simples artisans avec les petits commerçants. De ce monde,
qui a aujourd'hui presque totalement disparu, l'auteur a su retenir
le meilleur : une vie où la tragédie n'exclut à
aucun moment l'humour. |
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Leung Ping-kwan
Îles et continents et autres
nouvelles |
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Traduit du chinois par Annie Curien
Collection « Du Monde entier » [2001] |
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| Les six nouvelles qui forment le présent
recueil ont pour dénominateur commun la ville de Hong Kong.
Cette ville si particulière de par son histoire est en effet
presque un personnage à part entière de tous ces textes,
si différents soient-ils par ailleurs. Car l'auteur aborde
son thème par des approches très variées :
l'humour, la gravité, la confusion entre le passé et
le présent, ou encore la confrontation avec d'autres grandes
villes. Les nouvelles de Leung Ping-kwan interrogent ainsi l'influence
de la colonisation britannique et de tous les métissages culturels
qui ont marqué la ville, mais aussi la distance qui existe
entre Hong Kong et Pékin. Si Leung Ping-kwan est proche de
certaines formes d'expressions chinoises classiques, il explore néanmoins
le thème très contemporain de l'individualisme de l'homme
moderne, faisant face à un tissu urbain complexe et se situant
au carrefour de plusieurs cultures. C'est en cela qu'il apporte un
ton radicalement nouveau dans la littérature chinoise d'aujourd'hui.
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Shi Tiesheng
Fatalité |
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Traduit du chinois par Annie Curien
Collection « Du Monde entier » [2004] |
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| Les sept nouvelles rassemblées
ici abordent des sujets très variés, mais toutes témoignent
de cette réflexion sur le destin qui sous-tend l'uvre
de l'écrivain chinois Shi Tiesheng. Souvent proches du conte
ou de la légende par leur ton, les récits font une large
place à la réflexion et à l'abstraction
sur la fatalité, la défaillance physique, la cécité
par exemple et séduisent immédiatement le lecteur
par des tableaux envoûtants d'un monde souvent étrange.
L'originalité de son imaginaire et la subtilité de son
écriture font de Shi Tiesheng une des voix les plus intéressantes
de la littérature chinoise contemporaine. |
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Et aussi...
Can Xue.
Dialogues en paradis
Collectif.
Anthologie
de nouvelles chinoises contemporaines
Han Shaogong.
Bruits
dans la montagne et autres nouvelles
Kouo Mo-jo. Autobiographie
Lao She. Histoire
de ma vie
La
Cage entrebâillée
L'Enfant
du Nouvel An
Quatre
générations sous un même toit
Luxun (Lou Siun).
Brève
histoire du roman chinois
Pa Kin. Nuit
glacée
Le
Jardin du repos
La Pagode de la longévité
Qian Zhongshu.
Hommes,
bêtes et démons
Su Manshu.
Les
Larmes rouges du bout du monde
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